C’est au Parlement Européen que se décide l’éducation de nos enfants!

Voilà le Rapport sur « l’émancipation des jeunes filles dans l’Union Européenne » De Madame Rodrigues :

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A8-2015-0206+0+DOC+XML+V0//FR

Quelques éléments à méditer :

J.   considérant que les stéréotypes liés au genre attribuent des rôles différents, prédéfinis et limités aux femmes et aux hommes, et que ces rôles sont déterminés par une multitude de variables sociales et diffusés ou reproduits par les parents, le système éducatif et les médias; considérant que ces rôles liés au genre sont internalisés lors des phases de socialisation de l’enfance et de l’adolescence, qu’ils ont donc une incidence sur la vie des personnes et qu’ils risquent de limiter le développement personnel des femmes et des hommes;

K. considérant que l’impact des stéréotypes liés au genre sur l’éducation et la formation et les décisions prises par les étudiants durant leur scolarité peut influencer leurs choix professionnels et avoir d’importantes répercussions sur le marché du travail, où les femmes font toujours l’objet d’une ségrégation horizontale et verticale; que cela participe au fait qu’il existe toujours des secteurs d’activité considérés comme « masculins » et dans lesquels, par conséquent, le niveau salarial est plus élevé que dans les secteurs considérés comme « féminins »;

29. reconnaît qu’une éducation sur la sexualité et les relations qui soit sensée, adaptée à l’âge et exacte du point de vue scientifique constitue un outil essentiel pour l’émancipation des filles et des garçons, qu’elle les aide à prendre des décisions en connaissance de cause et qu’elle contribue à la réalisation d’objectifs plus larges de santé publique, comme la réduction du nombre de grossesses non désirées, la réduction de la mortalité maternelle et infantile, la prévention et le traitement précoce des infections sexuellement transmissibles et la réduction des inégalités en matière de santé; invite les États membres à rendre obligatoire une éducation globale adaptée à l’âge sur la sexualité et les relations pour tous les élèves du primaire et du secondaire et à veiller à ce que cette matière trouve une place dans les programmes scolaires et souligne l’importance de la formation des enseignants insistant sur le respect des filles et des femmes ainsi que sur l’égalité entre les hommes et les femmes;

30. demande l’instauration d’une éducation à la sexualité et aux relations dans les programmes scolaires visant à émanciper les jeunes filles en les sensibilisant à leur corps et au fait qu’elles en ont le contrôle, et demande que la cohérence avec ces principes soit respectée dans toutes les autres matières;

31. invite la Commission à lutter contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans le milieu éducatif; prie instamment la Commission de soutenir l’inclusion d’informations objectives concernant les questions LGBTI dans les programmes scolaires; prie instamment la Commission de faciliter l’apprentissage entre pairs dans les États membres en vue de lutter contre le harcèlement et l’intimidation homophobes et transphobes;

Le 9 septembre 2015, ce projet a été voté au parlement européen,

nos eurodéputés qui ont voté pour ou se sont abstenus le 9 septembre montrent à nouveau qu’ils sont soumis aux idéologies !

Jouets, la première initiation à l’égalité sous haute surveillance

 

C’est au Sénat que cette question est travaillée.

Il faut lire le rapport pour comprendre jusqu’où nos sénateurs sont prêts à aller pour veiller à la mise en place de l’égalité:

http://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-183-notice.html

 

Rapport d’information de Mme Chantal JOUANNO et M. Roland COURTEAU, fait au nom de la délégation aux droits des femmesn° 183 (2014-2015) – 11 décembre 2014

 

La parution de ce rapport à l’approche des fêtes de fin d’année s’inscrit dans une démarche pragmatique : la délégation aux droits des femmes souhaite attirer l’attention tant des professionnels de l’industrie du jouet (fabricants et distributeurs) que des parents et des acteurs du service public de l’enfance (auxiliaires de puériculture, assistants maternels, pédiatres, professeur(e)s des écoles, animateurs et animatrices des temps périscolaires) sur l’intérêt de proposer aux enfants des jouets et des jeux qui ne soient pas porteurs de messages sexistes.

L’enjeu est double :

– revenir sur l’existence d’univers de jeux séparés entre filles et garçons et préparer par les jouets une société d’égalité entre femmes et hommes ;

– faire en sorte que jouets et jeux, en eux-mêmes ou par la présentation qui en est faite, ne contribuent pas à limiter la créativité des filles.

En d’autres termes, il s’agit, dans le respect des goûts de chacun et sans méconnaître les nécessités économiques du secteur des jouets, d’élargir le champ des possibles de tous les enfants, filles et garçons, et de permettre que l’égalité et le « vivre ensemble » commencent avec les jouets.

Dans cette logique, la délégation formule dix recommandations pour faire des jouets la première initiation à l’égalité.

Voilà une partie du sommaire que vous pouvez retrouver sur le site du sénat et en particulier les dix recommandations:

 

I. LE CONSTAT : LA SÉPARATION DES UNIVERS DE JEUX DES FILLES ET DES GARÇONS DÉTERMINÉE PAR LES JOUETS EST UNE ÉVOLUTION RÉCENTE

A. JOUETS POUR FILLES, JOUETS POUR GARÇONS : DES UNIVERS CLAIREMENT SÉPARÉS